Le pari était audacieux, lancer un nouveau festival pop-rock et électro au cœur de l’été, en pleine canicule.
Vendredi 15 et samedi 16 août, le parc des Clévos a accueilli la toute première édition du festival Les Perséïdes, clin d’œil à la fameuse pluie d’étoiles filantes qui illumine chaque année les nuits d’août. Un baptême réussi, malgré une chaleur accablante et une fréquentation encore timide.
Le Festival Perséïdes placé sous le signe de l’électro/rock
À 18 heures vendredi, le thermomètre affichait encore 38 °C à l’ombre. Les premiers spectateurs, venus souvent en famille ou entre amis, ont attendu la tombée du jour pour se rapprocher de la scène. L’ambiance, d’abord étouffée par la chaleur, a fini par décoller à mesure que les guitares électriques et les synthés emplissaient l’air du domaine des Clévos.
Près de 1 000 festivaliers ont ainsi assisté à cette soirée inaugurale. Au programme : les Casablanca Drivers, pétillants insulaires au groove pop 70’s, le jeune prodige Max Baby, déjà présenté comme un petit prince du rock indé, l’électro-pop survitaminée de Friedberg, et surtout La Femme, tête d’affiche française qui a fait danser le public avec son mélange unique de coldwave et de psychédélisme sixties.
Le lendemain, le public a retrouvé le chemin du parc pour une programmation plus tournée vers l’électro et les sonorités oniriques. La journée a commencé avec Camp Claude, qui a mêlé new wave et pop indépendante avec intensité. suivis de Kids Returns, porté par une sensibilité pop nostalgique, puis, les Bretons de Roszalie avaient livré une prestation brute et énergique parfaite pour accueillir French 79, a apporté sa touche envoûtante et ses mélodies planantes.
Sans oublier les sets électro / rock du Valentinois Von Kids, qui a assuré les inter-scénes lors des deux journées.


Une dimension culturelle et artistique assumée
Au-delà des concerts, le festival s’est enrichi d’une dimension artistique forte. Le photographe Richard Bellia, figure du rock depuis les années 80, y présentait une exposition exceptionnelle. Ses clichés intimes de David Bowie, The Cure ou Nirvana ont captivé les festivaliers, donnant au site un souffle supplémentaire d’authenticité rock.
Le festival Les Perséides a signé une première édition prometteuse. Rendez-vous est déjà pris pour l’an prochain, sous le ciel étoilé de la Drôme.
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