La photographe ardéchoise Alison Bounce est revenue d’Antarctique

L’artiste originaire de Saint-Péray a voyagé durant sept mois dans le monde.  Entre l’animation de formations en photo et la réalisation de shootings, Alison s’est aventurée, à bord d’un voilier, dans une contrée reculée du monde : l’Antarctique.

 

Passionnée de photographie depuis 2011, Alison Bounce est devenue photographe professionnelle en 2014.  Très active, cette jeune trentenaire réalise son premier tour du monde en 2013. C’est suite au succès de ses images sur son blog voyage, que la jeune femme a décidé de se lancer en tant que photographe professionnelle. Reconnue et distinguée dans le monde de la photo, et plus particulièrement pour ses photographies documentaires de « mariage« , elle est aussi spécialisée pour la photo « underwater » (sous l’eau). Pour se ressourcer et vivre de nouvelles expériences, Alison choisit le voyage et l’aventure. Elle est revenue il y a un mois à présent de son dernier périple.

Alison réalisait ses clichés underwater en apnée lors de ce périple

Après plusieurs mois d’organisation, l’itinéraire de voyage était à peu près dessiné à la mi-octobre 2019 . La jeune femme s’est envolée vers les îles du Pacifique Sud, en Nouvelle Calédonie, pour donner des formations photo. Puis, elle s’est dirigée vers l’Amérique du Sud, sur les côtes de l’Argentine. A Ushuaia, elle a rejoint un voilier d’expédition de 67 pieds, l’équivalent de 20 mètres de long.  Accompagnée de professionnels et de chercheurs, Alison a traversé les océans pour rejoindre la péninsule Antarctique.

Les manchots papou se distinguent des autres espèces avec les taches blanches sur leur calotte.

« Après quatre jours et demis de navigation, nous sommes arrivés aux alentours de cinq heures du matin, au levé du soleil. Des orques entouraient le voilier. C’était magnifique et incroyable. » En terre inconnue, l’équipe a suivi les traces de l’explorateur Jean-Baptiste Charcot, l’un des premier a naviguer en Antarctique dans les années 1900.

Une orque peut faire jusqu’à 8,5 tonnes, soit presque le poids de six voitures.

Le périple dura un mois. La plupart du temps l’équipage était sur le voilier, un bateau reconnu pour son faible impact écologique. « Nous avons eu la chance de naviguer dans le Sud de l’Antarctique. C’est une terre encore méconnue. En rejoignant la Baie Marguerite, nous pouvons dire que nous avons contribué à sa cartographie. Nous avons observé des phoques léopards, des baleines et des otaries. L’Antarctique regorge de vie et de paysages fabuleux. J’ai pu plonger en apnée pour photographier la faune et observer les fonds océaniques de l’Antarctique. Passer à côté d’un iceberg en kayak est indescriptible. Ils sont gigantesques ! »

Un petit icerberg fait jusqu’à 15 mètres de haut, sa parti immergée peut être huit fois plus grande

Le retour par les mers du Pacifique s’est moins bien déroulé qu’à l’allée. Le détroit de Drake est un des plus dangereux au monde. « Nous avons navigué alors que la tempête près du Cap Horn s’abattait sur nous. Sous 60 nœuds de vent équivalent à des rafales à plus de 115 km/h. Par sécurité, notre fabuleux Skyper nous a demandé de rester à l’intérieur. Le voilier est resté gité à tribord pendant plusieurs heures. C’était difficile de nous déplacer et de rester stable. Plutôt traumatisant mais j’en redemande ! »

Le léopard de mer fait partie des cinq espèces de phoques présentes en Antarctique

La photographe se remet doucement de son aventure. Elle attend avec impatience la fin du confinement pour repartir. Son séjour dont ses passages au Canada et au Brésil ayant été avortés, certaines de ses formations sont reportées. Le confinement lui laisse du temps pour travailler ses photographies et se reposer. Mais l’artiste sait déjà, qu’en novembre, elle sera à San Paolo.


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