Cette reconnaissance est le fruit d’un travail de près de 2 ans réalisé par le Conseil des sages, en lien avec les différents partenaires que sont Valence Romans Tourisme, le service Pays d’Art et d’Histoire de Valence Romans Agglo, la Société française des Amis de Saint-Jacques de Compostelle et l’association Rhône-Alpes des amis de Saint-Jacques (délégation à Montélimar).
L’aboutissement de travaux de recherche conséquents
En effet, après avoir travaillé sur l’identité de Valence, le commerce de centre-ville et le tourisme, le Conseil des sages s’est saisi du sujet et s’est livré à des travaux de recherche synthétisés en un rapport publié en septembre 2022 sur la réalité historique de la présence de Valence sur le chemin de pèlerinage de Compostelle au Moyen-âge.
Pour rappel, le Conseil des sages a été créé en 2015 et regroupe environ 25 personnalités valentinoises indépendantes qui, par leur expérience, leur expertise, leur parcours professionnel et leur engagement dans la vie locale, ont la capacité d’apporter un éclairage utile et pertinent sur la vie de la cité. Il s’agit d’une instance consultative qui rend régulièrement des avis et dont les travaux sont publiés sur valence.fr.
Valence, ville-étape du chemin de Compostelle au Moyen-Age
Comme l’a découvert le Conseil des sages, Valence a été ville-étape sur le chemin de Compostelle à la fin du Moyen-Age et jusqu’aux guerres de Religion qui ont, comme les épidémies de peste, imposé des changements de parcours drastiques.
Plusieurs sources tendent également à le démontrer. L’abbé Robert Ferrier écrivait dans Valence au fil des siècles, édité en 1972 : « Un chemin de St-Jacques amène jusqu’à la porte de St-Félix les Suisses et les Allemands qui vont à Compostelle. C’est par Valence qu’Italiens et Provençaux montent vénérer la vierge noire du Puy. »
On souligne aussi l’existence d’un déambulatoire dans le chœur de la cathédrale Saint-Apollinaire, d’origine romane, qui prouve que Valence était une ville de pèlerinage.
On relève également l’existence d’un hopitium (maison d’hospitalité) au sein du monastère de Saint-Ruf.
L’ordre de Saint-Ruf est l’un des plus importants de la chrétienté et Saint-Jacques y a joué un rôle très important.
Au 12e siècle, les chanoines de l’ordre s’installent à Valence et acquièrent notamment le prieuré Saint-Jacques.
L’actuelle rue Saint-James en est une trace, en version occitane, rebaptisée pour ne pas confondre avec le faubourg Saint-Jacques. Au prieuré Saint-Jacques, les ruffins accolent un hospice qui accueille les pèlerins de Compostelle. Valence est en effet à un croisement de la route du nord, via Lyon et de celle de l’Allemagne via la Suisse.
Enfin, Valence a le privilège d’être très proche du sentier des Huguenots et peut donc revendiquer d’être à la jonction des deux parcours (le visuel ci-dessous illustre l’un des itinéraires passant par Valence).

« Côté tourisme, c’est une excellente nouvelle pour Valence puisque chaque année, près de 300 000 marcheurs empruntent les chemins de Saint-Jacques et profitent du cadre de vie des villes, villages et régions traversés » se réjouissent Nicolas Daragon, Maire de Valence et Vice-président de la Région et Georges Rastklan, Adjoint au Maire en charge des commerces, du tourisme et de l’animation et Président de Valence Romans Tourisme.
« La proximité de la ville avec le Chemin des Huguenots, l’importance économique du pèlerinage de Compostelle et l’image qualitative que celui-ci apportera à Valence ont plaidé en faveur du rattachement de Valence au chemin de St-Jacques » expliquent Geneviève Gondouin et Alain Balsan, Co-présidents du Conseil des sages de la Ville de Valence.

Le 27 octobre 2023, une date qui va marquer l’histoire de la Ville
Les services de Valence-Romans Agglo (dont Pays d’Art et d’Histoire), Valence Romans Tourisme et les Amis de Saint-Jacques travaillent de concert à la mise en œuvre en 2024 d’un chemin de Saint-Jacques à travers l’agglomération et reliant la Collégiale de Romans à la Cathédrale de Valence.
En attendant le futur tracé, révélé le vendredi 27 octobre 2023 à 11h, une plaque ornée de la coquille Saint-Jacques, emblème du chemin du même nom, sera dévoilée sur la place des Ormeaux.
D’autres événements auront lieu pour mettre en lumière la reconnaissance de Valence comme ville de départ, tels qu’une exposition, une marche inaugurale, une visite guidée, un concert et des conférences proposées par les Amis de Saint-Jacques du 20 au 27 octobre au temple St-Ruf.
A propos des chemins de Saint-Jacques
Ce sont certainement les chemins les plus populaires en Europe. Sans même les avoir parcourus, nombre de Français connaissent, au moins de nom, les Chemins de Compostelle.
Classé à l’Unesco depuis 1998, cet ensemble d’itinéraires pédestres est traditionnellement emprunté depuis le Moyen-Âge pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne. On les parcourt à pied, à vélo ou même accompagnés d’un âne. On en profite ainsi pour (re)découvrir un territoire, des paysages ou des monuments uniques.
En France, 4 chemins principaux sont reconnus et tous rejoignent Saint-Jean-Pied-de-Port : la Via Turonensis qui passe par Poitiers, Saint-Jean d’Angély, Saintes et Bordeaux; la Via Vezeliensis qui passe par Bourges, Limoges, Périgueux, avec des variantes vers Neuvy-Saint-Sépulcre ou Rocamadour; la Via Podiensis qui traverse les Monts d’Aubrac, passe par Conques et Moissac avec une variante par Villefranche-de-Rouergue; la Via Egidiensis , qui passe par Saint-Gilles-en-Gard, Saint-Guilhem-le-Désert, Toulouse, et passe les Pyrénées au Somport.
