Après plus d’une décennie en noir et blanc, Julien s’apprête à refermer un chapitre fort de son histoire avec le VRDR.
Une aventure débutée en 2012, marquée par 135 matchs, des moments de gloire, de fierté, mais aussi quelques déceptions. Alors qu’il s’apprête à prendre un nouveau départ, entre reconversion professionnelle et départ en Irlande, il revient avec émotion sur son parcours, sa fidélité au club, et cette soirée d’adieux pas tout à fait comme les autres..
Julien, tout d’abord, comment tu as vécu cette soirée d’adieux au stade Pompidou ?
Je suis passé par tous les états : la joie, le bonheur, la fierté… et aussi un peu de tristesse. Même si ça a été une belle fête, avec la victoire à la clé et des supporters en folie.
On sait que tu n’étais pas sur la feuille de match pour cette dernière. Comment tu l’as vécu ?
Je l’ai mal vécu, évidemment. J’ai été déçu de ne pas pouvoir fêter mon dernier match avec mes amis proches, qui avaient prévu des petits clins d’œil à mon effigie. Surtout que ce n’était pas un choix sportif, mais plutôt une punition liée à mes choix de carrière.
Depuis quand et comment tu t’es retrouvé chez les Damiers ?
Je suis arrivé chez les Damiers en 2012, au CDF, grâce à Anthony Chiche (que je ne remercierai jamais assez de m’avoir permis d’avoir cette carrière dans le rugby), qui vient d’Annonay lui aussi et qui m’a contacté pour venir à l’USRP.

Revenons sur tes années en damier. Si tu devais retenir un moment fort, un match, un souvenir marquant ?
Je pense que j’en ai deux. Le premier, c’est le dernier match de l’USRP avant la fusion, car c’est un club avec une grande histoire et je suis fier d’en avoir fait partie. Le deuxième, c’est mon premier match en Pro D2 avec les Damiers, car c’est un niveau que je ne pensais jamais atteindre, et le faire avec mon club formateur, c’est une vraie fierté.
135 matchs sous les couleurs du VRDR, c’est rare aujourd’hui pour un joueur de rester aussi longtemps au même club. Pourquoi cette fidélité ?
Je suis un joueur de la région, donc c’est toujours un moment fort de jouer devant sa famille et ses amis. Même si je suis parti à Aurillac, car pour moi la Pro D2 était un rêve et je voulais le poursuivre le plus longtemps possible à ce niveau, j’ai toujours voulu défendre ce maillot à damiers et faire plaisir à nos supporters, qui nous apportent tellement.

Comment tu vois la suite maintenant ? On parle de fin de carrière pro ? Ou toujours avec le rugby ?
Alors oui, on est sur une fin de carrière pro. Dans six mois, je termine mon école de commerce, et je pense déjà à ma reconversion. On va partir en Irlande en juillet pour un an, voire plus, toujours avec le rugby en toile de fond.
Un dernier mot pour les supporters ?
Si j’avais un petit mot, ce serait juste un immense merci. Je pense évidemment au 16e Damier, qui fait grandir le club par son implication et l’ambiance qu’il nous offre à chaque match. S’il y a 7 500 à 8 000 personnes au stade chaque fois, c’est aussi grâce à eux, à l’ambiance et à la passion qu’ils transmettent. Une petite pensée pour Hugo Pinchenet et les autres, qui donnent beaucoup pour les supporters et les joueurs. Et surtout, merci pour la surprise qu’ils m’ont faite vendredi soir. Un grand merci aussi à Léa, ma femme, qui m’a énormément apporté dans cette petite carrière de rugbyman pro.
