À Valence, les Jardins de la Cathédrale prennent forme et s’annoncent déjà comme l’un des projets urbains les plus emblématiques de ces dernières années. Ce futur espace public, à la fois patrimonial et paysager, s’inscrit pleinement dans la volonté de la Ville de renforcer la place de la nature en ville, tout en valorisant son riche passé historique.
Un hommage au patrimoine valentinois
Le cœur du projet réside dans la création d’un escalier monumental à double volée, directement inspiré d’un projet de l’architecte Bailly datant du XIXe siècle. Son ambition ? Relier visuellement et physiquement le clocher de la cathédrale à la ville. Une idée elle-même enracinée dans l’histoire médiévale de Valence, puisque la cathédrale Saint-Apollinaire date du XIe siècle.
Ce rêve architectural, jamais réalisé à l’époque, renaît aujourd’hui grâce à l’architecte des Bâtiments de France, Philippe Aramel, qui s’est appuyé sur les plans d’origine pour proposer une version contemporaine, adoptée avec enthousiasme par la municipalité.

Un projet structurant entre centre-ville et basse-ville
L’escalier, large de 3,2 mètres, reliera la place Mirabel Chambaud au parvis de la cathédrale via cinq volées de marches en pierre calcaire, évoquant la pierre de Crussol. Il sera encadré de balustres, mains courantes, murs enduits ton pierre, et éclairé par des candélabres de style, en harmonie avec l’environnement patrimonial.
Le dispositif prévoit aussi une terrasse panoramique, aménagée sous le parvis, qui offrira une vue unique sur l’Ardèche. Un cheminement arboré permettra ensuite de rejoindre la place Pie VI, la basse-ville et les boulevards.

Des fondations solides pour un ouvrage durable
La solidité de l’édifice est assurée par la mise en œuvre d’une paroi clouée de 1500 mètres de long, composée de 200 clous, pour consolider les murs de l’ancienne école Pérochon. L’ensemble de l’escalier reposera sur une centaine de micropieux, garantissant stabilité et sécurité.
1 380 m² de jardins suspendus et une nature omniprésente
Au-delà de l’escalier, ce sont 1 380 m² d’espaces végétalisés et 500 m² d’allées piétonnes qui viendront structurer ce nouvel écrin de verdure. Les massifs floraux rendront hommage aux couleurs liturgiques avec des espèces aussi variées que la verveine citronnelle, le lis des steppes, ou encore le grenadier à fruit.

Un micocoulier de Provence de 23 mètres, déjà présent sur le site, sera conservé et mis en valeur. Un jeu d’eau sous forme de cascade, alimenté par les eaux de ruissellement du parvis, viendra compléter cet univers végétal luxuriant.

Un projet ambitieux pour une ville durable
Ce chantier, mené par l’agence d’architecture AA Group, représente un investissement de 3,2 millions d’euros. Il bénéficie du soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du Département de la Drôme et de l’État via le Fonds vert.
Pour Nicolas Daragon, maire de Valence et vice-président de la Région, ce projet illustre parfaitement la politique d’urbanisme durable engagée depuis 2020, qui a valu à la Ville la distinction de la Marianne d’Or pour son exemplarité environnementale.


La basse-ville, nouveau cœur gourmand de Valence
Ce projet s’inscrit dans une revalorisation plus large de la basse-ville, destinée à devenir un pôle gourmand et touristique. Halles gourmandes, hôtel 4 étoiles, espaces pédagogiques autour des savoir-faire locaux, nouvelle adresse signée Florian Biscop… la métamorphose est en cours.
Associée au réaménagement de la ViaRhôna, cette transformation contribue à faire de Valence une ville plus belle, plus verte, et plus agréable à vivre.