Depuis l’automne 2025, cette découverte majeure bouleverse notre compréhension du passé valentinois.
En effet, sous la ville contemporaine, lors des fouilles archéologiques à Valence, archéologues et anthropologues de l’INRAP mettent au jour un vaste espace funéraire médiéval, révélant ainsi une page oubliée de l’histoire locale.
Ainsi, entre vestiges religieux, sépultures multiples et innovations scientifiques, ces fouilles archéologiques à Valence s’imposent comme un événement patrimonial d’exception.


Fouilles archéologiques à Valence : des révélations enfouies depuis des siècles
Tout d’abord, il faut souligner le caractère rare de cette découverte. En effet, dans la région valentinoise, les tombes anciennes sont peu documentées. Par conséquent, chaque vestige mis au jour apporte une valeur scientifique considérable.
Suite à une découverte fortuite signalée fin 2024, le Service régional de l’archéologie a rapidement engagé une phase d’évaluation. Ainsi, l’intérêt majeur du site est apparu immédiatement. Dès lors, depuis octobre 2025, une équipe de l’INRAP intervient sur prescription de l’État, sous le contrôle de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).
Par ailleurs, les datations situent l’espace funéraire entre le VIᵉ et le XIIᵉ siècle, confirmant l’ancienneté et la continuité d’occupation du site.


À la découverte d’une basilique funéraire oubliée
Au cœur de ces fouilles archéologiques à Valence, un édifice religieux presque entièrement disparu intrigue les chercheurs. Certes, seuls quelques murs subsistent aujourd’hui. Cependant, les tranchées de spoliation indiquent clairement que le bâtiment a été démonté, probablement pour réutiliser ses matériaux.
Dès lors, plusieurs questions émergent : pourquoi cette destruction ? Le lieu a-t-il changé de fonction ? Ou bien les besoins en matériaux ont-ils primé sur la mémoire du site ?
Toutefois, la disposition architecturale — assise centrale, abside latérale et transept — oriente les hypothèses vers une basilique funéraire paléochrétienne, vraisemblablement en activité dès le VIᵉ siècle. Ainsi, cet édifice constitue une découverte totalement inédite dans la topographie chrétienne de Valence.


Quand les tombes racontent l’histoire médiévale
Ensuite, l’étude des sépultures révèle une grande diversité de pratiques funéraires. Plus de 150 tombes ont déjà été fouillées. Les plus anciennes sont constituées de coffrages en tuiles et briques, parfois maçonnées. D’autres, en revanche, utilisent des pierres ou des lauzes aux formes rectangulaires, voire anthropomorphes.
De plus, les niveaux supérieurs témoignent de contenants en matériaux périssables, probablement en bois. Parfois même, seuls des calages de galets permettent d’en deviner la présence.
Ainsi, la matière même des tombes devient un langage, racontant l’évolution des rites funéraires au fil des siècles.


Une population médiévale révélée par les fouilles archéologiques à Valence
Par ailleurs, l’analyse anthropologique montre que la population inhumée est représentative de la population médiévale valentinoise. Cependant, un élément attire particulièrement l’attention : la forte présence de sépultures d’enfants, y compris de très jeunes individus.
Regroupées dans la partie nord du cimetière, ces tombes interrogent. De plus, les derniers niveaux révèlent des sépultures collectives contenant parfois entre trois et onze individus inhumés simultanément.
Ainsi, ces regroupements suggèrent une mortalité infantile élevée, probablement liée à une épidémie. Dans ce contexte, les rites funéraires semblent s’être adaptés dans l’urgence, témoignant d’une société confrontée à la mort de manière brutale et répétée.

La fouille archéologique à l’ère de l’innovation
Aujourd’hui, l’archéologie ne se limite plus à la seule excavation. En effet, les outils numériques et technologiques permettent un enregistrement précis et exhaustif des données. Chaque sépulture est photographiée, documentée et interprétée.
Comme le rappelle Christel Fraisse, chargée du développement culturel et de la communication à l’INRAP :
« Chaque donnée est enregistrée, photographiée, documentée, interprétée. »
Ainsi, la fouille archéologique devient non seulement un acte scientifique, mais aussi un véritable devoir de mémoire, destiné à transmettre un savoir fiable aux générations futures.

Fouilles archéologiques à Valence : des questions ouvertes sur le passé
Enfin, ces fouilles archéologiques à Valence soulèvent de nombreuses interrogations. Pourquoi cette basilique a-t-elle été détruite ? Que nous apprend cette mortalité soudaine sur les conditions de vie médiévales ?
Plus qu’une simple découverte de vestiges, ces travaux rappellent que sous la ville moderne sommeillent encore des siècles d’histoire. Les résultats complets de cette campagne de fouilles seront présentés à la fin du mois, promettant ainsi de nouvelles révélations sur le passé valentinois.
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