Sous une pluie fine, dans une arrière-cour de Valence, l’ambiance est rude : sol détrempé, odeurs animales, traces de vie urbaines.
Pourtant dès l’arrivée, le ton change. Corinne Basset, présidente du collectif de l’Ecole du Chat Valence et Chantal Bonnet, chargée de la stérilisation des chats, nous accueillent avec simplicité et bienveillance.
Cependant, contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’un refuge classique. Au contraire, l’association agit directement sur le terrain, avec méthode, patience et bienveillance, un travail discret, mais indispensable à la vie urbaine.

École du Chat Valence, une association locale au cœur d’un combat national
Tout d’abord, il est important de rappeler que l’École du Chat n’est pas née hier. Créée à Paris en 1978, elle s’est implantée à Valence en 2001. Dès lors, l’objectif était clair : protéger les chats vivant en liberté tout en limitant leur prolifération, et ce, sans recourir à l’enfermement systématique.
Ainsi, l’École du Chat Valence fonctionne grâce à un collectif de 120 à 130 adhérents, tous bénévoles. De plus, l’association est reconnue d’intérêt général, ce qui permet aux donateurs de bénéficier d’une déduction fiscale. Par conséquent, chaque soutien compte et contribue directement aux actions de terrain.

Une action de terrain encadrée, efficace et respectueuse
Ensuite, sur le terrain, les bénévoles utilisent des cages-trappes. Toutefois, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces dispositifs sont totalement non violents. En effet, les chats y entrent naturellement, attirés par un cheminement de nourriture soigneusement mis en place.
Par ailleurs, grâce à des lecteurs de puces, les équipes peuvent immédiatement vérifier si un chat est déjà identifié. Ainsi, chaque intervention est rapide, ciblée et respectueuse de l’animal.
De plus, l’association rappelle des règles essentielles : il est préférable de ne pas laisser de nourriture en libre accès toute la journée. En effet, cette pratique attire les nuisibles et peut générer des conflits de voisinage. C’est pourquoi l’alimentation doit rester discrète, organisée et encadrée.



Des résultats concrets pour les chats de Valence
Depuis 2015, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En effet, plus de 1 000 chats ont été stérilisés, avec aujourd’hui environ 250 stérilisations par an. Ainsi, l’École du Chat Valence agit concrètement pour limiter la prolifération féline tout en améliorant la qualité de vie des animaux.
Par ailleurs, l’identification des chats est obligatoire à partir de 7 mois. De ce fait, un chat identifié ne peut pas être euthanasié par la fourrière sans que l’association ne soit contactée. Ainsi, l’identification devient bien plus qu’une formalité : elle représente souvent la seule chance pour un chat de retrouver son territoire ou ses protecteurs.

École du Chat Valence : quand l’identification sauve des vies
Certaines histoires marquent durablement les bénévoles. Par exemple, un chat identifié a été retrouvé après un voyage involontaire en camion jusqu’au sud de la France. Grâce à sa puce, il a pu revenir à Valence. Ainsi, cette anecdote illustre parfaitement l’importance de l’identification, qui permet, dans de nombreux cas, des retrouvailles inespérées.

Un engagement qui continue grâce aux bénévoles
Enfin, malgré son efficacité, l’École du Chat Valence a toujours besoin de renfort. En effet, l’association recherche régulièrement des bénévoles, des trappeurs, des familles d’accueil, mais aussi du soutien en communication et en organisation d’événements.
D’ailleurs, elle organise la première édition du Festi’chat du jeu au centre culturel de Fontlozier. Ainsi, l’objectif est clair : sensibiliser tout en s’amusant autour de l’univers félin.

Comme l’écrivait Colette : « Le temps passé avec un chat n’est jamais perdu. » Une phrase qui résume parfaitement l’engagement quotidien, souvent invisible, mais pourtant indispensable, des bénévoles de l’École du Chat Valence.
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