Le scénariste drômois Laurent Galandon et le dessinateur Michaël Crouzat ont décroché le prestigieux Fauve d’or jeunesse au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2025 pour leur album Retour à Tomioka.
Paru en août 2024 aux Éditions Jungle, cet ouvrage de 97 pages propose un récit poignant sur les traces de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Avec Retour à Tomioka, Laurent Galandon nous plonge dans le Japon post-Fukushima, aux côtés de deux enfants orphelins, Osamu et Akiko. Déterminés à honorer les traditions familiales, ils bravent les dangers de la zone irradiéepour déposer les cendres de leur grand-mère dans leur village natal.
Ce récit, à la fois poétique et chargé d’émotion, explore les thèmes du devoir de mémoire, du déracinement et de la résilience. Il a été unanimement salué par la critique.

Laurent Galandon : un maître du récit engagé
Laurent Galandon, installé à Valence depuis 2002, est un scénariste incontournable du neuvième art. Depuis ses débuts en 2005 avec L’Envolée Sauvage (Bamboo Édition), il s’est imposé avec des albums aux thématiques fortes et sociales.
Son œuvre explore des sujets historiques et contemporains tels que : Le terrorisme (Shahidas), La guerre d’Algérie (Tahia el Djazaïr), La Résistance et la Seconde Guerre mondiale (Vivre à en mourir), L’univers du travail et des luttes sociales (Lip, des héros ordinaires)
Avec Retour à Tomioka, il démontre une nouvelle fois son talent pour mêler Histoire et humanité, en offrant aux lecteurs une histoire touchante et intemporelle.
Un talent multi-récompensé
Le Fauve d’or jeunesse vient s’ajouter aux nombreuses distinctions qui jalonnent la carrière de Laurent Galandon. Grâce à son écriture sensible et engagée, il s’est imposé comme une figure majeure de la bande dessinée contemporaine.
Son prochain projet ? Une nouvelle collaboration autour d’un récit historique engagé, qui promet déjà de captiver les lecteurs.
Une exposition immersive à venir au CPA de Valence
En parallèle de son travail en bande dessinée, Laurent Galandon s’implique également dans des projets culturels marquants. Il est notamment associé à l’exposition “Le dernier costume n’a pas de poche”, sera présentée au Centre du Patrimoine Arménien (CPA) de Valence à partir du 15 février.
Cette installation poignante explore les traces laissées par nos ancêtres à travers leurs objets personnels, interrogeant ainsi la mémoire collective et l’identité. Par son engagement dans des récits à forte portée humaine et historique, Galandon continue de questionner notre rapport à l’Histoire et à la transmission.

