Une salle comble pour l’avant-première du film Les K d’Or au Pathé Valence
Ce vendredi 20 février 2026, Le film Les K d’Or a littéralement conquis le public valentinois. En effet, la salle 12 du Pathé Valence affichait complet avec près de 400 spectateurs venus assister à l’anti-première du tout premier film réalisé par Jérémy Ferrari.
Dès la fin de la projection, Jérémy Ferrari à rejoint la salle chaleureusement applaudi, puis longuement acclamé, l’humoriste a ensuite pris le temps d’échanger avec le public pendant presque une heure. Ainsi, il a répondu aux nombreuses questions sur le tournage, l’écriture, le casting et les coulisses de cette aventure cinématographique hors norme.
Cependant, au-delà de la projection, cette avant-première des Les K d’Or s’est transformée en véritable moment de partage, rythmé par l’humour piquant et les célèbres piques acerbes de Jérémy Ferrari, qui n’a pas hésité à chambrer son public entre deux réponses.

Un premier film ambitieux à 7,5 millions d’euros
Si le film Les K d’Or fait aujourd’hui parler de lui, c’est aussi parce que le projet a représenté un défi colossal. En effet, Jérémy Ferrari a expliqué avec transparence les difficultés liées à la réalisation d’un premier long-métrage.
Tout d’abord, il a fallu réunir les financements. Et non des moindres : 7,5 millions d’euros, soit le budget nécessaire à la réalisation du film. Or, pour un premier film, convaincre les producteurs s’est avéré particulièrement complexe. De plus, les critères liés au scénario ont exigé plusieurs réécritures approfondies.
Par ailleurs, l’humoriste a évoqué un moment particulièrement émouvant : le décès de son meilleur ami, Guillaume Bats, pour qui un rôle avait initialement été écrit. Dès lors, il est apparu difficile, voire impossible, d’attribuer ce personnage à un autre acteur. Par conséquent, Jérémy Ferrari a préféré repartir de zéro et réécrire totalement les rôles des 2 personnages qui entour le sien.
Ensuite, une première mouture a été proposée à Éric Judor. Toutefois, l’acteur, séduit mais exigeant, estimait que son personnage pouvait être approfondi. Ainsi, en seulement une journée, Jérémy Ferrari a entièrement réécrit le rôle. Impressionné par cet engagement, Éric Judor aurait accepté le projet sans même relire la nouvelle version, convaincu par la détermination du réalisateur.

Les K d’Or, une comédie d’aventure inspirée des grands classiques
Avec Les K d’Or, Jérémy Ferrari revendique une ambition claire : proposer une comédie différente. En effet, il ne souhaitait pas réaliser une œuvre qui ressemble aux productions habituelles.
Parmi ses inspirations, il cite notamment Le Père Noël est une ordure, tout en évoquant également l’humour anglo-saxon. D’ailleurs, il affirme aimer les personnages excessifs, car, selon lui, « les fous font partie de notre quotidien ».
Ainsi, Les K d’Or racontent l’histoire de Noé, incarné par Jérémy Ferrari lui-même. D’après sa mère, il serait le fils caché de Kadhafi. Devenu chasseur de trésors, il n’a plus qu’une obsession : retrouver l’or du dirigeant libyen, éparpillé dans le Sahel après sa mort.
Pour y parvenir, il s’entoure de Zoulika (anciennement Louise), personnage aussi attachant qu’incontrôlable, fraîchement sortie d’un centre de réinsertion civique, ainsi que de Ryan, un homme malvoyant de 52 ans inscrit au Marathon des Sables. Ensemble, ils forment une équipe improbable… mais parfaitement adaptée pour franchir les frontières discrètement.

Un casting taillé sur mesure pour le film Les K d’Or
De plus, Jérémy Ferrari a tenu à préciser que chaque rôle, même le plus secondaire, a fait l’objet d’un véritable casting. En effet, selon lui, « même celui qui ouvre une porte » a été choisi avec soin.
Ainsi, les personnages ont été écrits en fonction des acteurs, notamment Laura Felpin et Éric Judor. Par conséquent, le film repose sur une alchimie précise entre écriture et interprétation, ce qui renforce son originalité.
En somme, Les K d’Or ne sont pas seulement une comédie. Il s’agit d’un véritable film de cinéma, pensé comme tel, avec une volonté affirmée de surprendre, d’innover et de proposer une œuvre singulière dans le paysage comique français.
